lundi 28 novembre 2016

Presse et bonne humeur

Rien de mieux pour se mettre de bonne humeur que de s'installer dans un endroit agréable pour feuilleter un journal ou retrouver des amis à midi. Le matin de grisaille est vite oublié et un après-midi chargé paraît beaucoup plus abordable après...

Deux idées pour déjeuner à Munich: 


1)    Le Café Kreislauf dans le quartier de Sendling, un « Geheimtipp » (tuyau top-secret) est à deux pas du Lycée Français. Un plat du jour avec une petite touche exotique, des prix très raisonnables, une hôtesse brésilienne vous réserve un accueil chaleureux et pour la touche «arty » les murs sont couverts de tableaux, de photos, de dessins d’artistes qui sont invités à exposer à tour de rôle... Par beau temps, installées sur la terrasse, vous profiterez de la vue sur une jolie rue calme bordée d’immeubles Gründerzeit. Si vous voulez en apprendre un peu plus sur ce style architectural, je vous renvoie à un article paru récemment sur immomunich 

Daiserstr.22
D-81371 München





***

2)   Pour un déjeuner rapide mais néanmoins délicieux et sain au cœur du centre-ville, Aran est l’adresse qu’il vous faut. Vous y trouverez de grandes tartines d’un pain goûtu garnies à volonté – simplement avec du beurre ou avec diverses salades raffinées, tartinades et autres délices de saison. Le plus : la grande terrasse dès que le soleil se pointe.

Theatinerstrasse 12
80333 München

              http://www.aran.coop/



mercredi 23 novembre 2016

Quand le Parlement Européen t'invite au cinéma

Je suis du genre de cinéphiles qui aime les surprises.

Quand je vais voir un film, je préfère en savoir le moins possible pour n'avoir aucune attente ou a priori. Aucun avis d'amis ou de critiques. Cela me rappelle la Fête du Cinéma à Paris où pour quelques francs on allait voir le seul film pour lequel il restait de la place - généralement des films inconnus, d'origine exotique et sur des sujets hors mainstream: l'occasion de découvertes et de surprises - souvent de bonnes surprises.

Alors quand ma charmante voisine m'a donné dimanche matin des places pour découvrir un film tunisien dont je n'avais jamais entendu parler dans le cadre du Lux Prize du Parlement Européen, la décision n'a pas été difficile à prendre!

"A peine j'ouvre les yeux": ce n'est pas un grand film, je ne sais pas si c'est un premier film, mais c'est le sentiment quand on le regarde (j'ai vérifié, c'est bien un premier film, couronné de nombreux prix). Le sujet est intéressant, mais il est traité de façon un peu superficielle et manque de profondeur, de suite dans les idées. La psychologie des personnages reste aussi un peu en surface. Ceci dit, cela laisse de la place à l'imaginaire.



Ce qui est très plaisant, c'est que la moulinette hollywoodienne n'est pas passée par là: il y a une certaine fraîcheur que l'on retrouve aussi dans le jeu des acteurs. Ils ne sont pas ces demi-dieux aux traits ultra-lisses que l'on voit habituellement au cinéma, mais ce sont des visages authentiques. Particulièrement brillante et émouvante, la mère jouée par la chanteuse tunisienne Ghalia Benali.

J'ai trouvé le film intéressant à plus d'un titre: le fait que ce film tunisien critique ouvertement le système, montrant à quoi s'exposent les musiciens en s'exprimant sur des sujets qui fâchent. Pour ceux d'entre nous qui ne savent pas vraiment à quoi peut ressembler la vie d'une femme tunisienne, elle nous montre une mère et une fille combatives et libres.

Un regard de l'intérieur, enrichissant, qui nous manque cruellement.

Par-ici pour la bande annonce...


vendredi 18 novembre 2016

Merci Erasmus

J'ai beaucoup parlé des parents indignes, dépassés et stressés ces derniers temps, ici et dans mon article paru sur Munich Madame au sujet de la vie des mamans allemandes. Il est temps de penser à ce que nous faisons de bien.

Les parents dépassés d'enfants qui piquent des crises de nerfs, redécorent la salle de bain avec du dentifrice rose et s'empiffrent de bonbons en cachette juste avant l'heure du dîner, ce sont aussi ceux qui font des choix qui permettent à leurs enfants de s'épanouir, d'apprendre plein de choses utiles, d'avoir l'esprit ouvert à tout et à tous et de bien s'amuser aussi. Ça compte aussi, non?



Nous les parents expat, on expose nos enfants à l'apprentissage d'une nouvelle langue, la découverte d'une autre culture. Parfois dès le berceau, les enfants de couples mixtes et/ou expatriés baignent dans plusieurs cultures. Pas toujours facile, mais on éveille et on entretient la curiosité des enfants et on leur donne des clés uniques pour leur réussite, leur ouverture d'esprit et leur épanouissement. Et si on regarde un peu plus loin que le bout de notre nez - nous contribuons ainsi à un mouvement important qui dépasse les limites du noyau familial...

Un article du journal espagnol El Periodico et paru dans le Courrier Expat du Courrier International raconte les "enfants Erasmus": ces enfants d'anciens étudiants ayant profité du programme Erasmus pour peaufiner leur CV mais aussi pour  rencontrer l'âme sœur. Selon cet article, certains critiquent le fait qu'Erasmus soit devenu une immense fiesta, les études passant au second plan. Mais la contribution à une construction européenne n'est-elle pas mieux assurée, plus pérenne si ces jeunes de tous horizons européens se rencontrent, font la fête, tombent amoureux, ont des enfants ensemble? Il n'y a plus beaucoup de place pour le racisme, l'incompréhension et l'ignorance dans ce contexte...

Je partage entièrement l'avis d'Umberto Eco cité dans cet article, qui disait qu'Erasmus devrait être obligatoire "pas seulement pour les étudiants mais aussi pour les chauffeurs de taxi, les plombiers, les travailleurs".

Dans l'article du Guardian qui a interviewé l'auteur en 2012, il considère qu'après et malgré des siècles de guerres fratricides, les nous sommes "culturellement Européens" - et que pour continuer de construire une union indissoluble, l'ensemble des membres de nos sociétés doit être amené à rencontrer ses voisins, à s'intégrer dans une autre culture, à parler une langue étrangère.

Umberto Eco est décédé quelques mois avant le Brexit. Je me demande ce qu'il en aurait pensé - quelque chose me dit qu'il se retournerait dans sa tombe s'il savait.


A lire:

Dans Courrier International:
http://www.courrierinternational.com/article/education-les-enfants-erasmus-la-premiere-generation-100-europeenne

Dans le Guardian (en anglais):
https://www.theguardian.com/world/2012/jan/26/umberto-eco-culture-war-europa

A propos d'Erasmus:
https://www.erasmusplus.fr/

jeudi 17 novembre 2016

Parlons un peu de beauté...




Bon, alors vous dites que les blogs qui ont le plus de succès sont les blogs beauté?


D'accord. Hélas je crois que je ne suis pas à la hauteur. Je vous rassure, je connais la signification de mascara, khôl, gloss, masque, peeling. Après... mystère.

Le web est déjà plein d'ados blogueuses, vloggeuses et pro du maquillage et de blogueuses de luxe qui nous font baver d'envie devant les produits hors d'atteinte pour la plupart... elles n'ont pas de dm à portée de main, les pauvres...



Je m'explique: nous les Allemandes d'adoption, on arrête très rapidement d'acheter les produits de luxe dans les parfumeries: on se rabat volontiers sur les produits vendus dans ce qu'on appelle des drogueries - voir l'excellent article de mon amie Aude qui explique que non, nous ne parlons pas du marchand de couleurs mais du paradis sur terre... bon j'exagère un peu.

On fait donc notre shopping beauté autrement que vous. Vernis à ongles pailleté, papier toilette triple épaisseur, ombre à paupières bleu électrique, liquide vaisselle à la fraise, masque antirides végan, céréales bio, crème de jour et les couches pour le petit dernier... tout atterrit dans le même caddy et ne coûte que quelques tout petits euros...

Origines françaises obligent - j'adore l'Huile Prodigieuse de Nuxe que j'utilise toute l'année pour moi et mes filles... Mon mari résiste encore. Je ne peux pas me passer des savonnettes Petit Marseillais, dont je ramène des kilos à chaque passage par la France ainsi quelques vernis Bourjois. J'avoue une faiblesse pour les parfums Chanel aussi...



Quand je me perds dans un parfumerie, il m'arrive de craquer... Je ne suis pas de glace quand même! Ma dernière folie, un rouge à lèvres corail de Shiseido. Après ce que je viens de vous dire, puis-je vous avouer que je l'adore, qu'il tient mieux que ceux que j'achète chez dm, qu'il sent meilleur aussi...?

Je reste donc à mon profil d'acheteuse infidèle... du discounter à la boutique de luxe, de ce côté du  Rhin et de l'autre, c'est ce qui me plaît qui atterrit dans mon panier et sur ma peau.



mardi 15 novembre 2016

Parents indignes, cet article est pour vous

Votre enfant se roule par terre dans les couloirs du supermarché, hurle de rage devant un public aussi nombreux que médusé parce que vous avez eu l'outrecuidance de lui faire offrir un pepito cassé. N'oublions pas qu'il vous hait férocement parce que vous lui interdisez d'aller à la maternelle en maillot de bain par -2°. On se sent bien seul dans ces moments. Et bien non.

Si vous cherchez une solution à vos malheurs, je vous le dis tout de suite, je n'en ai pas... Mais j'ai quelque chose qui va vous permettre de marcher la tête haute car vous saurez enfin que vous n'êtes pas seul!

Allez jeter un coup d’œil sur Instagram, Asshole Parents (vous aurez le temps la prochaine fois que vous attendrez patiemment que Monsieur ou Mademoiselle ait fini de piquer sa crise).

Il y a 598.000 abonnés... plus d'un demi million quand même! Alors quand vos amis continueront de vous dire que non, vraiment, jamais leurs marmots ne leur ont fait le coup, vous saurez qu'il existe au moins 598.000 parents comme vous...

lundi 7 novembre 2016

Bad moms

Installée sur un vol allant à l'autre bout du monde, quelle joie de trouver des films à gogo... Comme toute maman cinéphile, j'ai bien des films à rattraper, d'autant plus que les rares sorties au cinéma, on n'a pas envie de les consacrer à des films moyens, cul-cul, à l'eau de rose, mainstream, comédies légères, etc.

Alors voilà, une fois bien installée, le choix a été vite fait: "Bad Moms" ce sera. Pas de témoins, moi et mon écran.

Ben non, ce n'est pas intello, ça ne vole pas très haut, il y a peu de surprises, mais on ne regarde pas ce genre de films pour se poser des questions métaphysiques, mais pour passer un moment de détente et de rires.

Et que dire, les bad moms ont fait leur boulot - une preuve supplémentaire s'il en fallait que "nasty women get shit done" (élections américaines obligent).






 C'est aussi léger qu'un film pour les ados sauf qu'il s'adresse aux mamans.

Moi j'aime.

samedi 8 octobre 2016

Apprendre l’allemand - ou pas ?

Moi je ne dis qu’une chose : ja !

C’est toujours enrichissant d’apprendre une langue, mais nous savons les efforts que cela représente. Lorsqu’on vit dans le pays, c’est un peu plus facile et l’idée de ne pas aller chez le gynécologue accompagnée de notre adolescent renfrogné en guise d’interprète, ça motive.

A la Fête de la Bière, l’Oktoberfest, cette trouvaille devrait achever de convaincre les plus réfractaires :

Les germanophones ont un sérieux avantage ici : si les étrangers sont gentiment avertis en anglais, en français et en italien qu’ils seront poursuivis s’ils emportent ou endommagent les pots à bière pas de traduction du panneau du milieu qui indique que l’on peut - et même que l’on doit (!) - réclamer le remplissage des Krüge (pots à bière) ne contenant pas le litre de bière complet !

Mais bon, chacun est libre de ses choix…